Thursday, October 29, 2009

J'ai besoin de shakespearer !!!!!


Y'a des sentiments dont a l'impression qu'ils n'arrivent jamais chez les autres. Loin de vouloir rentrer dans des débats philosophiques ou des discussions ubuesques ( dont mon cerveau réclame la présence d'ailleurs) tournants autour du fait qu'on ne se connaît qu'à peine soi-même. Je voulais juste crier un petit au secours (qui ne débordera pas de cette page, mon ego ne le permettrait pas) car depuis quelque temps, il me manque quelque chose. Cette chose se résume au titre de cet article : j'ai un grand besoin de SHAKESPEARER!!!!! Je veux dire par là qu'il me manque de personnes littérairement intéressantes pour s'enthousiasmer avc moi de la beauté des choses ou encore réinventer le monde. J'ai envie de trouver les mots à plusieurs pour distiller des sentiments pures (rage, haine, amitié, boffitude) alors que j'avance dans les projets avec les souliers crottés de la boue du réel et du terre à terre.
C'est là que Shakespeare intervient et dit :

"To-morrow, and to-morrow, and to-morrow,
Creeps in this petty pace from day to day,
To the last syllable of recorded time;
And all our yesterdays have lighted fools
The way to dusty death. Out, out, brief candle!
Life's but a walking shadow, a poor player
That struts and frets his hour upon the stage
And then is heard no more. It is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury
Signifying nothing."
— Macbeth (Act 5, Scene 5, lines 17-28)

Comme un caprice, j'ai envie qu'on me récite par coeur et par foi le fameux sonnet de shakespeare qui résonne encore dans ma tête après ces quelques années de lyophilisation intellectuelle.

"Shall I compare thee to a summer's day?"

Shall I compare thee to a summer's day?
Thou art more lovely and more temperate:
Rough winds do shake the darling buds of May,
And summer's lease hath all too short a date:
Sometime too hot the eye of heaven shines,
And often is his gold complexion dimm'd;
And every fair from fair sometime declines,
By chance, or nature's changing course, untrimm'd;
But thy eternal summer shall not fade,
Nor lose possession of that fair thou owest;
Nor shall Death brag thou wander'st in his shade,
When in eternal lines to time thou growest;
So long as men can breathe, or eyes can see,
So long lives this, and this gives life to thee.

Juste le fait de l'écrire et je me sens mieux. Peu importe si l'eccho s'en fait. Je shakespeare pour aider mon cerveau à respirer !